PULVORBroyage industriel
  1. Accueil
  2. Solutions
  3. Laitier de haut fourneau
Ligne de broyage de laitier de haut fourneau

Broyage du laitier

Le laitier granuleux réduit en poudre devient un liant hydraulique qui remplace une part du clinker. La valeur tient à la surface spécifique, pas au volume produit.

Le laitier granuleux réduit en poudre devient un liant hydraulique qui remplace une part du clinker. La valeur tient à la surface spécifique, pas au volume produit.

Le laitier de haut fourneau s’utilise en cimenterie, soit en granulat, soit en poudre très fine comme substitut partiel du clinker. Dans le deuxième cas, la qualité du produit tient à un chiffre : la surface spécifique Blaine, exprimée en centimètres carrés par gramme. Un ciment portland peut intégrer jusqu’à 70 % de cette poudre ; à cette dose, la réactivité dépend directement de la finesse atteinte.

Finition usuelle
400 à 700 cm²/g
Broyeurs adaptés
LM, LUM, MTW, PMD
Critère dominant
La régularité de la sortie

Réactivité et Blaine

La surface spécifique se mesure avec un Blaine, et c’est ce chiffre qui détermine la réactivité à l’eau. En dessous de 4 000 cm²/g, un ciment ne peut pas compter sur cette poudre comme liant principal.

La composition du verre du laitier compte autant que la finesse. Un laitier très bas en alumine est peu réactif, quelle que soit la finesse. L’analyse chimique de la matière première est donc un préalable au choix de la machine.

Le rapport gypse-laitier change également les choses. Un excès de gypse retarde la prise, et une prise retardée est un problème de chantier, pas seulement de laboratoire. Les proportions doivent être calées avec le cimentier.

Configuration recommandée

Points de réglage pour laitier de haut fourneau
BroyeurLM ou MTW selon le tonnage visé
FinesseBlaine élevé, séparation fine
HumiditéSéchage nécessaire, l’eau gêne la mesure
RefroidissementÉvacuation de la chaleur résiduelle

Broyeurs recommandés pour laitier de haut fourneau

Broyeur vertical LM

Le LM réunit concassage, broyage, séparation, séchage et convoyage dans une seule machine. Le lit de matière est comprimé entre la table et les galets, ce qui réduit nettement la consommation d’énergie.

20 à 400 mesh3 à 700 t/h
Voir la fiche

Broyeur vertical ultra-fin LUM

Un broyeur fin et ultra-fin dérivé du LM, équipé de galets renforcés et d’un séparateur à haut rendement. Il travaille en circuit fermé sur les poudres très fines.

325 à 2 500 mesh3 à 18 t/h
Voir la fiche

Broyeur européen MTW

La référence la plus vendue de la gamme. Elle accepte un granulat de 0 à 50 mm et repose sur un séparateur à cage d’oiseau précis. Les paliers principaux sont lubrifiés à film d’huile.

1,6 à 0,038 mm3 à 45 t/h
Voir la fiche

Broyeur à aimants permanents PMD

Un moteur à aimants permanents supprime la transmission par courroie. Le couple est obtenu directement sur l’arbre : moins de pertes, moins d’entretien, un rendement supérieur d’un cran.

1,6 à 0,038 mm6 à 55 t/h
Voir la fiche

Questions fréquentes sur le broyage de laitier de haut fourneau

Comment mesurer la qualité d’une poudre de laitier ?

Par la surface spécifique Blaine, la Blaine à la masse et la perte au feu, complétées par la résistance à la compression à 3 et 28 jours sur un mortier de référence. Aucun essai ne suffit seul : c’est la combinaison qui fait foi.

Un broyeur suffit-il pour produire un laitier commercialisable ?

Il faut un broyeur, mais aussi un dispositif de refroidissement et de séchage. Le laitier sort de la granulation à 90 °C et contient encore beaucoup d’eau libre. Sans séchage, la finesse atteinte se dégrade rapidement et le produit ne tient pas sa Blaine.

Pourquoi le LM est-il souvent préféré pour le laitier ?

Parce qu’il accepte une humidité élevée à l’entrée et intègre le séchage. Sur une ligne de cimenterie, cela évite un poste de séchage supplémentaire et simplifie l’implantation.

Installations sur cette matière

Quelques lignes de production pour du laitier de haut fourneau.

  • Ligne de 200 000 t par an de laitier en poudre

    Shaanxi, Chine200 000 t par an400 cm²/g

    Substitution partielle du clinker dans les ciments produits sur place. Le critère de réception était la surface spécifique Blaine, tenue de bout en bout.

  • Ligne de 100 000 t par an de cendres en Malaisie

    Malaisie100 000 t par an400 cm²/g

    Valorisation de cendres de centrale électrique en matière première pour ciment. Le point difficile était la variabilité de la composition d’une cuve à l’autre.

  • Ligne de 80 000 t par an de cendres au Shandong

    Shandong, Chine80 000 t par an400 cm²/g

    Ligne complète incluant le refroidissement des cendres et leur séchage avant broyage. La chaleur résiduelle a été récupérée pour le séchage.

  • Ligne de 50 000 t par an de schiste

    Hubei, Chine50 000 t par an400 cm²/g

    Broyage de schiste pour la production de cendres volatiles utilisées en matériaux de construction.